Pasteur Sook-Hee YOUN

Journal du pasteur

Ecoute, Dieu nous parle (2)

 « Je t’ai établi comme sentinelle, tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche » (Ezéchiel 33.7-11)

Nous fêtons les 500 ans d’anniversaire de la Réforme durant le mois d’octobre à travers plusieurs manifestations dans notre temple. Mais, en réalité, qu'est-ce que cette fête ? Est-ce que nous fêtons la réformation qui a introduit le schisme avec l’église catholique il y a 500 ans ? Que signifie commémorer cela pour nous, les protestants, aujourd’hui au 21ème siècle ? (« protestant » signifie « témoigner de la foi en conviction »). Quel héritage a laissé Marin Luther, le réformateur allemand qui a ouvert le siècle du protestantisme en affichant les 95 thèses devant la porte de l’église de Wittenberg le 31 octobre 1517 ? Nous vivons dans un monde où la conviction de la foi en l’autorité des Ecritures est souvent engloutie par la sécularisation et la confusion. Nous nous souvenons du contexte social de la réformation du temps de Luther et de l’expansion du néo protestantisme dans le monde à l’instar de ce mouvement inédit. Les chrétiens de l’époque (les princes électeurs en Allemagne) se sont politiquement rangés du côté de Luther contre la papauté, tandis que la population, en profitait à cause de l’injustice sociale des religieux catholiques. Le protestantisme, à l’aide de la mouvance de la philosophie de l’humanisme, est propagé librement au Nord de l’Europe au 16ème siècle. Puis en Angleterre (par le réformateur John Knox, inspiré réformateur français Jean Calvin), au 17ème en Amérique, et ainsi de suite, dans le monde entier (en Afrique, en Asie, en Océanie…). La propagation du Néo Protestantisme a été sans précédent. Mais rappelons que la source de la réformation s’agissait de placer une priorité: le renouvellement du cœur des chrétiens sur la compréhension des Ecritures.

« Ma conscience est captive des paroles de Dieu ; je puis ni ne veux me rétracter en rien, car il n’est ni sûr ni honnête d’agir contre sa propre conscience. Je ne puis autrement. Me voici, Que Dieu me vienne en aide » affirmait Luther devant la diète de Worms le 18 avril 1521.

D’où le fait que nous voyons, dans l’affiche de notre fête, l’image de Luther, une main posée sur son cœur, une autre sur la Bible. Notre fête se veut celle de l’expression libre de la foi au sein de la société, ayant une main sur notre cœur qui reflète notre libre conscience pour suivre ce que Dieu veut de nous, l’autre à l’écoute des Ecritures pour annoncer véhément la parole.

Le sacrificateur, Ezéchiel était de ceux de la 1ère déportation en Babylone. Il n’a jamais oublié son pays, le royaume de l’Israël du Nord, bien que ravagé, détruit. Puis, 10 ans après, en 587 avant J.C., tout son espoir s'effondrait à cause de la destruction totale du temple de Jérusalem au royaume du sud d’Israël. Ezéchiel avait probablement tout abandonné : son appel, sa mission. Mais Dieu s’est manifesté en ce temps de désastre du pays et lui a adressé cette parole « Je t’ai établi comme sentinelle. Tu dois avertir le danger à venir et dois écouter ma parole »  « Dis leur : Je suis le Dieu vivant, revenez à moi » (Ez 33.7-11)

Luther était-il une sentinelle pour nous aider à découvrir la véracité des Ecritures dans les siècles à venir ? Ecoutons dans nos cœurs, face au défi du 21ème siècle, la parole de Dieu qui s’adresse chacun d’entre nous. Etre une sentinelle aujourd’hui, c’est frayer le chemin pour discerner la réalité du monde et changer de comportement pour protéger notre planète, et pour restaurer la paix, côte à côte, protestant et catholique, croyant, non croyant, jeunes et vieux, en répondant à l’appel d’être responsable à l’authenticité de l’Evangile de Jésus Christ dans le monde.

Sook-Hee Youn

Vivre « l’Exode » (Sortir) 2

 

Nous pouvons nous poser la question suivante: Dans la foi en Dieu, Dieu est-il celui qui nous suit ? Ou bien sommes-nous ceux qui suivons Dieu ? Selon le récit de la sortie d’Egypte, on peut dire aujourd’hui que dans le désert de notre vie, c’est Dieu qui nous suit par la grâce infinie, unilatérale. Et nous marchons ensemble. Le fait de marcher ensemble symbolise « l’Eglise rassemblée », tandis que le fait de vivre dans la terre promise où nous sommes placés pour nous souvenir de la promesse et de la parole de Dieu représente « l’Eglise dispersée ».

Après la sortie d’Egypte, les Israélites ont traversé le désert. Ils ont été guidés par une colonne de nuée et de feu (Ex 13.21) . Ils étaient nourris par la manne (la galette) et les cailles (la viande) venant du ciel (Ex 16.4-13). Chaque matin au lever du soleil, elle tombait du ciel semblable à la rosée du matin, et au goût du miel. Elle a accompagné le peuple d’Israël tout au long de sa traversée du désert malgré la rébellion, la désobéissance, et l’éloignement dont il a fait preuve envers son Dieu.

La Manne représente la grâce de Dieu, abondante, fidèle, et infaillible pour son peuple qui marchait ensemble comme une église rassemblée. Cependant, lorsque les Israélites sont rentrés dans la terre promise, en pays Cananéen, ce signe de la présence de Dieu a disparu. Dieu leur a seulement ordonné de célébrer la Pâque en produisant du fruit de la terre par eux-mêmes (Josué 5.11-12).

Ce temps de célébration de Pâque a essentiellement été consacré à la transmission de leur histoire aux enfants dans le lieu de vie pour leur raconter comment était leur peuple « avant » et « après » la traversée de la mer rouge, et pourquoi ils étaient sortis d’Egypte.

Ce temps de commémoration dans chaque lieu de vie en tant qu’église dispersée était accompagné de pain sans levain, d'herbes amères, et de viande d'agneau.

Dans le Nouveau Testament, la Pâque repose sur le symbole de la mort et de la résurrection du Christ. Jésus devenant la Pâque ultime, est mort durant cette fête dePâque juive (en hébreu, « Pessah » veut dire « traverser »). Le pain sans levain, signifiant la mort sans le péché, nous permet de recevoir la vie unie au corps du Christ.

« Vos pères ont mangé dans le désert et ils sont morts. Le pain de vie que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde (afin que celui qui mange ne meurt pas) (Jn 6.49-51) »

En effet, cette expérience de la Pâque a amené le peuple à changer véritablement son cœur et son regard sur le plan du salut de Dieu.

Changer notre regard dans la foi, dans la traversée, c’est sortir de l’habitude de notre pensée, de notre système, de notre prétention. Ce changement de regard sera possible par l’accompagnement dans « le pain de vie » qui est Jésus Christ (« Je suis le pain de vie…c’est celui qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde » Jn 6. 33).

Nous mangeons son corps, nous partageons le même pain à la Sainte Cène, symbole de la bénédiction de Dieu qui vient visiter chacun de nous pour ouvrir nos yeux par son Esprit. L’Esprit Saint nous conduit ainsi vers le monde, dans la liberté de célébrer Dieu.

Lorsque nous regardons le monde avec un œil condamnant la violence, le mal, et la méchanceté, nous le percevons comme étant celui qui nous oppresse et nous menace.

Mais si nous avons un regard miséricordieux envers le monde, nous avançons avec la promesse de Dieu pour servir et accueillir l’autre.

Dans le désert, Dieu a ordonné à son peuple de construire un lieu de célébration (le tabernacle), puis, de vêtir le grand sacrificateur de l'éphod, plastron composé de 12 pierres, à chaque fois que celui-ci entrait dans ce lieu saint. Les noms de chaque tribu d'Israël ont été gravés dans ces pierres précieuses.

Ainsi, Dieu demande par cet acte de considérer chacune des 12 tribus d’Israël, comme une pierre précieuse et exceptionnelle (la sardoine, la topaze, l’émeraude, l’escarboucle, le saphir, le diamant, l’opale, l’agate, l’améthyste, la chrysolithe, l’onyx, le jaspe) (Ex 28. 15-21)

Que nous soyons une église rassemblée ou dispersée, nous portons chaque membre du corps du Christ comme ce trésor précieux, exceptionnel, devant Dieu. Nous intercédons pour eux auprès de Dieu, et nous les portons dans nos cœurs dans le service fraternel.

L’Eglise ne sera pas un lieu où nous venons comme des consommateurs appuyant sur le bouton du distributeur de boissons pour nous désaltérer. L'Eglise nous est offerte afin que nous soyons incorporés au corps du Christ mort pour nous sanctifier par un amour inégalé, permanent, et ressuscité pour nous faire renaître dans la dignité de l’homme nouveau. Notre communauté marche ensemble durant l’année 2016-17, autour du thème « Naître et Renaître », ainsi, pour la jeunesse (les enfants et les catéchumènes) avec le livre de l’Exode. Je souhaite que Dieu nous accompagne par sa sagesse et sa grâce surabondante et selon son Esprit, afin que chacun de nous puisse s’interroger et trouver quel est le chemin à suivre dans sa vie personnelle, familiale, sociale et communautaire.

« Mon âme bénis l’Eternel ! Mon âme, bénis l’Eternel et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités» (Ps 103,1NBS) « Je veux remercier le Seigneur. Oui, je veux dire merci au Seigneur sans oublier un seul de ses bienfaits. C’est lui qui pardonne toutes mes fautes » (PDV).

Au beau milieu des évènements tumultueux et à l’aube de la nouvelle année, la parole de « chant de louange» à Dieu qui surgissait du fond de moi-même. Le psalmiste, David, après avoir été le berger, le guerrier, le roi d’Israël, le rebelle à la loi de Dieu, il se tient ici debout pour chanter de tout son être pour dire sa reconnaissance à Dieu. David renaît dans la foi. Il renouvèle sa fidélité à Dieu, lui, dont son amour n’a pas de fin malgré la trahison, l’injustice, et l’errance parsemée sur son chemin de foi.

Nous aurons bientôt l’assemblée générale de notre paroisse. A cette occasion, je voudrais continuer de rendre grâce au Seigneur qui nous a accompagnés de sa grâce dans diverses activités paroissiales malgré nos faiblesses. Nous avons besoin des frères et des sœurs pour nous édifier mutuellement avec l’aide du Saint Esprit. Le Seigneur ne nous a pas dit de prier pour préparer la moisson, mais il nous a demandé de le prier d’envoyer des ouvriers pour sa moisson (Luc 10 :2).

Ainsi, je rends grâce pour de différentes activités organisées par notre communauté, pour les catéchètes et les choristes d’« Ervo Voices » et ceux qui se sont intéressés aux personnes qui sont dans le besoin, et aux marginaux. Je prie que ce chant de l’AEC N° 170 « Jeunes et vieux » retentisse au sein de notre communauté avec plein de reconnaissance et de véritable espérance. Dire « merci » à Dieu n’est pas une dénégation de la réalité, mais il s’agit d’œuvrer la puissance de la paix de Dieu, ici et là.

Oui, nous sommes appelés à dire notre reconnaissance en tant que des ouvriers de l’évangile de paix et d’amour. L’évangile agit vivement en l’Esprit de Dieu non seulement par sa puissance, mais aussi par notre persévérance. Paul dans sa lettre adressée aux Thessaloniciens dit « notre Evangile ne vous a pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine persuasion » (Thess.1.5). Il dit « notre » Evangile, ici. Quel est « votre Evangile », « ton Evangile », aujourd’hui ? Quel est l’expression la plus adaptée pour parler de l’Evangile ? Faudrait-il trouver des mots plus faciles pour communiquer sur Jésus, par exemple Jésus… vu comme Gandhi, ou Martin Luther King ou Nelson Mandela... etc ?
Est-ce que l’Evangile de Jésus Christ doit être changé selon le temps, la société, et la culture du pays ? Nous sommes entourés par des puissances du monde sécularisé : des puissances économique, politique, des courants de mode philosophique. Parlerons-nous de la puissance de la force de la foi tels que nous sommes ?

Le Christ nous accompagne dans la foi, par l’écoute, l’entraide, et la paix. Soyons confiants et audacieux pour dire de « votre foi » et de « ta foi » en Christ. Rendons grâce à Celui qui tisse le lien les uns avec les autres, et qui donne le sens de vie dans l’absurdité et le courage dans la peur de l’autre. Disons notre reconnaissance pour tout ce que nous sommes aujourd’hui. « Le Royaume de Dieu, ce n’est pas une affaire de paroles mais de puissance » (1Co 4.20). La semence du Royaume de Dieu est en nous là où nous chantons et nous louons ses bienfaits.

Sook-Hee YOUN

Bientôt, nous fêterons l'une des grandes fêtes chrétienne: Noël. Que fêterons-nous ? Quel message de Noël annoncerons-nous en ce temps d’épreuve causé par les attentats meurtriers de novembre dernier dans notre pays ?

Comment pouvons-nous fêter sans oublier les familles, les connaissances, les proches de ceux et celles qui sont partis à cause d’un acte de barbarie et de pensées remplies de mal ?

Nous croyons qu’un enfant né il y a 2000 ans est le Prince de la paix, le Fils de Dieu.

« Un enfant est né pour nous, un fils nous est donné… On lui donne pour nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix ». ( Esaïe 9,5)

Est-ce une histoire vraie ? Ou la folie de Dieu ? Savez-vous pourquoi Dieu a envoyé cet enfant ? Nous l’écoutons par la bouche du prophète : « Voilà ce que le Seigneur de l’univers fera à cause de son brûlant amour ». ( Esaïe 9,6).

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« La joie qui vient du Seigneur, voilà votre force ! » « Arrêtez de pleurer ! Ce jour appartient à Dieu. Ne soyez pas tristes !» (Néhémie 8.10-11)

Nous aimons chanter nos cantiques. Nous chantons les paroles qui nous sont connues, « Dans toutes nos détresse, soyons dans l’allégresse ». Pour certains cela parait assez contradictoire et ils me posent des questions en disant qu' « Etre joyeux dans la souffrance », relève presque de l’ordre du « sadisme» au regard des analyses psychanalytiques.

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En ce temps de carême et de pâques, nous marchons vers le chemin de la croix et de la résurrection de Jésus. Nous embrassons ce temps dans nos cœurs pour recevoir le renouvellement de la foi.

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Au moment où nous échangeons nos voeux pour la nouvelle année 2015, je voudrais partager un texte biblique en guise de mes meilleurs voeux de paix et de confiance à nous tous. Il s’agit du livre d’Esaïe chapitre 36 et 37.

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Quelle que soit sa position sociale, sa condition ou sa situation tout homme s’est au moins une fois posé des questions sur son existence, son origine et sa destinée. Il est vrai qu’il peut fuir la réalité en ne désirant pas voir les choses en face.

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Notre communauté, communion luthérienne et réformée est présente dans le sud de l'Essonne. Les paroissiens de l’Eglise Protestante Unie viennent de Sainte-Geneviève-des-Bois, Morsang-sur-Orge, Epinay-sur-Orge, Saint-Michel-sur-Orge, Brétigny-sur-Orge, Fleury-Mérogis, Eglise Protestante Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, Viry-Châtillon, Athis-Mons, Draveil, Vigneux-sur-Seine, Ris-Orangis, Morangis, Eglise Protestante Arpajon, Egly, Montlhéry, Ballainvilliers, Linas, La-Ville-du-Bois, Marcoussis, Marolles-en-Hurepoix, Eglise Protestante Evry, Corbeil-Essonnes, Grigny, Courcouronnes, Bondoufle, Lisses, Mennecy, Ballancourt-sur-Essonne, Eglise Protestante Massy, Palaiseau, Longjumeau, Orsay, Les Ulis, Gif-sur-Yvette, Savigny-le-Temple, Combs-La-Ville, Quincy-sous-Sénart, Melun etc ...