Pasteur Sook-Hee YOUN

« La joie qui vient du Seigneur, voilà votre force ! » « Arrêtez de pleurer ! Ce jour appartient à Dieu. Ne soyez pas tristes !» (Néhémie 8.10-11)

Nous aimons chanter nos cantiques. Nous chantons les paroles qui nous sont connues, « Dans toutes nos détresse, soyons dans l’allégresse ». Pour certains cela parait assez contradictoire et ils me posent des questions en disant qu' « Etre joyeux dans la souffrance », relève presque de l’ordre du « sadisme» au regard des analyses psychanalytiques.

 

La joie dont la Bible nous parle est différente de celle que nous ressentons lorsque nous sourions lorsque nous rencontrons des gens. Nous ne sommes pas forcément joyeux lorsque nous sourions, mais nous pouvons être joyeux même si nous traversons un moment difficile.

La joie que nous éprouvons à travers une expérience de la foi est une manifestation de l’espérance et de la volonté d’ouvrir la porte à une vie nouvelle.

Il s’agit de la volonté d’écouter la parole de Dieu et de prier avec les autres et de recevoir de l’autre ce que nous appelons, le bonheur, la force, et le soutien.

C’est Dieu qui opère en nous la volonté de surmonter les difficultés. Il nous donne sa force à travers la parole, la louange et la prière lors de la célébration du culte de dimanche matin, et lors d'appels téléphoniques de soutien, ou encore, lors de visites d'amis, de frères et sœurs de la communauté.

Néanmoins, si on revenait sur des questions plus terre à terre, on pourrait se poser la question suivante: comment se réjouir dans une situation où l'on entend de manière récurrente des migrants et des réfugiés dans des situations désespérées, avec des médias qui les présentent comme un problème sans issue pour notre société et notre monde ?.

Je pense que la primauté de la réponse est d'« accueillir l’autre » et d'« ouvrir la porte » sans même avoir besoin de discuter de l’injustice, du piège, de la confusion qui se multiplient dans notre société. Je pense aussi que la source de cet accueil doit être refondée et révisée, afin que notre acte soit un témoignage de notre chrétienté en tant qu'elle est dépendante de la grâce et de l’amour de Dieu.

Le mot « dépendance» a une connotation négative. On l’associe à la contrainte extérieure, au légalisme, à l’asservissement. Mais un examen plus attentif de l’Écriture et de la vie des personnages bibliques prouve plutôt le contraire. Ce mot "dépendance" rappelle en effet le chemin qui mène à la source du bonheur, et à la bénédiction de Dieu pour tous ceux qui suivent.

Néhémie était haut fonctionnaire au palais du roi de Perse lorsqu’il apprit que la porte de la ville de Jérusalem avait été brûlée et que le temple avait été entièrement démoli. Il constata également que l’ordre social avait été bafoué et que la dépendance du peuple d’Israël à la loi de Dieu avait été négligée. Il a été conduit par la volonté de reconstruire la ville, de restaurer le temple; il voulait que son acte soit dépendant de la loi de Dieu.

Alors que Néhémie a fait part de sa volonté de reconstruire les murailles de Jérusalem au roi de Perse, Artaxerxès, ce dernier, un païen, a mystérieusement accepté de l’aider. Cela représentait la collaboration entre un laïc et quelqu'un poussé par le désir de servir Dieu.  Néhémie et Esdras, un prêtre sacrificateur, l’un, gouverneur du pays qui avait restauré la ville de Jérusalem en cessant l’injustice sociale et l’autre, un représentant de l'institution ecclésiale qui proclamait la loi de Dieu, se mettent tous deux à crier au peuple d’Israël qui se trouve dans le malheur et la dévastation : « La joie qui vient du Seigneur, voilà votre force ! » « Arrêtez de pleurer ! Ce jour appartient à Dieu. Ne soyez pas tristes !» (Néhémie 8.10-11).

Cet appel est le cri de la volonté de dépendre de l’ordre de la loi de Dieu qui crée la joie dans l’espérance au cœur des affligés. Ainsi, cet appel évoque avant tout une dimension créative de l’espérance au sein de ce peuple qui éprouve de la souffrance dans son pays chaotique, informe, et confus.

Notre vie dépend de Dieu qui est créateur d’une vie nouvelle. Dieu nous fait naître chaque jour par le souffle de son Esprit, dans notre relation vivante avec les uns et les autres. Nous remontons nos manches pour accueillir l’autre car c’est URGENT. Nous chanterons et appellerons les volontés pour cette action de soutien car la joie du Seigneur est notre force.

                                                                  Pasteur Sook-Hee YOUN

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