Pasteur Sook-Hee YOUN

Vivre « l’Exode » (Sortir) 2

 

Nous pouvons nous poser la question suivante: Dans la foi en Dieu, Dieu est-il celui qui nous suit ? Ou bien sommes-nous ceux qui suivons Dieu ? Selon le récit de la sortie d’Egypte, on peut dire aujourd’hui que dans le désert de notre vie, c’est Dieu qui nous suit par la grâce infinie, unilatérale. Et nous marchons ensemble. Le fait de marcher ensemble symbolise « l’Eglise rassemblée », tandis que le fait de vivre dans la terre promise où nous sommes placés pour nous souvenir de la promesse et de la parole de Dieu représente « l’Eglise dispersée ».

Après la sortie d’Egypte, les Israélites ont traversé le désert. Ils ont été guidés par une colonne de nuée et de feu (Ex 13.21) . Ils étaient nourris par la manne (la galette) et les cailles (la viande) venant du ciel (Ex 16.4-13). Chaque matin au lever du soleil, elle tombait du ciel semblable à la rosée du matin, et au goût du miel. Elle a accompagné le peuple d’Israël tout au long de sa traversée du désert malgré la rébellion, la désobéissance, et l’éloignement dont il a fait preuve envers son Dieu.

La Manne représente la grâce de Dieu, abondante, fidèle, et infaillible pour son peuple qui marchait ensemble comme une église rassemblée. Cependant, lorsque les Israélites sont rentrés dans la terre promise, en pays Cananéen, ce signe de la présence de Dieu a disparu. Dieu leur a seulement ordonné de célébrer la Pâque en produisant du fruit de la terre par eux-mêmes (Josué 5.11-12).

Ce temps de célébration de Pâque a essentiellement été consacré à la transmission de leur histoire aux enfants dans le lieu de vie pour leur raconter comment était leur peuple « avant » et « après » la traversée de la mer rouge, et pourquoi ils étaient sortis d’Egypte.

Ce temps de commémoration dans chaque lieu de vie en tant qu’église dispersée était accompagné de pain sans levain, d'herbes amères, et de viande d'agneau.

Dans le Nouveau Testament, la Pâque repose sur le symbole de la mort et de la résurrection du Christ. Jésus devenant la Pâque ultime, est mort durant cette fête dePâque juive (en hébreu, « Pessah » veut dire « traverser »). Le pain sans levain, signifiant la mort sans le péché, nous permet de recevoir la vie unie au corps du Christ.

« Vos pères ont mangé dans le désert et ils sont morts. Le pain de vie que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde (afin que celui qui mange ne meurt pas) (Jn 6.49-51) »

En effet, cette expérience de la Pâque a amené le peuple à changer véritablement son cœur et son regard sur le plan du salut de Dieu.

Changer notre regard dans la foi, dans la traversée, c’est sortir de l’habitude de notre pensée, de notre système, de notre prétention. Ce changement de regard sera possible par l’accompagnement dans « le pain de vie » qui est Jésus Christ (« Je suis le pain de vie…c’est celui qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde » Jn 6. 33).

Nous mangeons son corps, nous partageons le même pain à la Sainte Cène, symbole de la bénédiction de Dieu qui vient visiter chacun de nous pour ouvrir nos yeux par son Esprit. L’Esprit Saint nous conduit ainsi vers le monde, dans la liberté de célébrer Dieu.

Lorsque nous regardons le monde avec un œil condamnant la violence, le mal, et la méchanceté, nous le percevons comme étant celui qui nous oppresse et nous menace.

Mais si nous avons un regard miséricordieux envers le monde, nous avançons avec la promesse de Dieu pour servir et accueillir l’autre.

Dans le désert, Dieu a ordonné à son peuple de construire un lieu de célébration (le tabernacle), puis, de vêtir le grand sacrificateur de l'éphod, plastron composé de 12 pierres, à chaque fois que celui-ci entrait dans ce lieu saint. Les noms de chaque tribu d'Israël ont été gravés dans ces pierres précieuses.

Ainsi, Dieu demande par cet acte de considérer chacune des 12 tribus d’Israël, comme une pierre précieuse et exceptionnelle (la sardoine, la topaze, l’émeraude, l’escarboucle, le saphir, le diamant, l’opale, l’agate, l’améthyste, la chrysolithe, l’onyx, le jaspe) (Ex 28. 15-21)

Que nous soyons une église rassemblée ou dispersée, nous portons chaque membre du corps du Christ comme ce trésor précieux, exceptionnel, devant Dieu. Nous intercédons pour eux auprès de Dieu, et nous les portons dans nos cœurs dans le service fraternel.

L’Eglise ne sera pas un lieu où nous venons comme des consommateurs appuyant sur le bouton du distributeur de boissons pour nous désaltérer. L'Eglise nous est offerte afin que nous soyons incorporés au corps du Christ mort pour nous sanctifier par un amour inégalé, permanent, et ressuscité pour nous faire renaître dans la dignité de l’homme nouveau. Notre communauté marche ensemble durant l’année 2016-17, autour du thème « Naître et Renaître », ainsi, pour la jeunesse (les enfants et les catéchumènes) avec le livre de l’Exode. Je souhaite que Dieu nous accompagne par sa sagesse et sa grâce surabondante et selon son Esprit, afin que chacun de nous puisse s’interroger et trouver quel est le chemin à suivre dans sa vie personnelle, familiale, sociale et communautaire.

Eglise protestante Unie de France logo     Fédération Protestante de France     les parcours alpha     defap service protestant de mission     fédération entraide protestante

Notre communauté, communion luthérienne et réformée est présente dans le sud de l'Essonne. Les paroissiens de l’Eglise Protestante Unie viennent de Sainte-Geneviève-des-Bois, Morsang-sur-Orge, Epinay-sur-Orge, Saint-Michel-sur-Orge, Brétigny-sur-Orge, Fleury-Mérogis, Eglise Protestante Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, Viry-Châtillon, Athis-Mons, Draveil, Vigneux-sur-Seine, Ris-Orangis, Morangis, Eglise Protestante Arpajon, Egly, Montlhéry, Ballainvilliers, Linas, La-Ville-du-Bois, Marcoussis, Marolles-en-Hurepoix, Eglise Protestante Evry, Corbeil-Essonnes, Grigny, Courcouronnes, Bondoufle, Lisses, Mennecy, Ballancourt-sur-Essonne, Eglise Protestante Massy, Palaiseau, Longjumeau, Orsay, Les Ulis, Gif-sur-Yvette, Savigny-le-Temple, Combs-La-Ville, Quincy-sous-Sénart, Melun etc ...